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Vendée : A La-Barre-de-Monts, l’expropriation en dernière recours

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illustration Vendée : A La-Barre-de-Monts, l’expropriation en dernière recours

Crédit photo : Ouest France

Sur le point de terminer le renforcement de son système d'endiguement, la communauté de communes Océan-Marais de Monts doit recourir à une procédure d’expropriation. Le but : renforcer la digue et couper des arbres pouvant fragiliser l’ouvrage. La procédure pourrait s’interrompre si un accord est finalement trouvé.

Située sur le continent en face de l'île de Noirmoutier et jouxtant la commune balnéaire de Saint-Jean-de-Monts, la Barre-de-Monts (2200 habitants hors période estivale) dispose de plusieurs digues, notamment dans sa zone de marais. Suite à la tempête Xynthia, ces digues ont fait l’objet d’un vaste ensemble de travaux, dans le cadre d’un programme d'Actions de Prévention des Inondations. Ces travaux sont terminés, sauf sur un tronçon de 200 mètres environ : là, après plusieurs années de discussions infructueuses avec les propriétaires, une procédure d’expropriation a été lancée.

Rien que de très classique ? « Sur tous les autres parcelles privées, à chaque fois nous avons réussi à trouver un accord. En général, les travaux étaient d’ailleurs attendus par les propriétaires », remarque Jean Magne. Chef du Pôle Environnement à la communauté de communes Océan-Marais-de-Monts, il signale que la procédure d’expropriation a été fortement recommandée par les services de l’État. Mais il n’est pas si rare que les procédures DUP n’aillent pas jusqu’au bout. Un accord à l’amiable pourrait donc encore être trouvé in extremis.

Digue du polder des Gâts
La digue concernée est la digue du polder des Gâts. Longue de 2,2 km environ, cette digue en terre longe un polder au bord d’un étier d’intérêt écologique et touristique (étier de Sallertaine). Le principe des travaux est de renforcer la digue en l’élargissant côté polder, sur l’arrière. Ce qui suppose d’acquérir une bande de 60 cm à 1 m de large, d’apporter de la terre en renfort et de couper les éventuels arbres présents sur la digue. « Les services de l’État sont formels, en cas de tempête, un arbre arraché peut créer une brèche dans la digue, conduisant à une inondation », précise Jean Magne.

Or sur le tronçon considéré, des arbres avaient justement été plantés, par l’ancien propriétaire, sur la partie appartenant au domaine public. Plutôt que de procéder à un abattage brutal, les élus locaux ont mené des discussions et une concertation pendant plusieurs années. Sans aboutir à un accord. La raison n’était pas la valeur économique, mais les préoccupations paysagistes et l’intérêt « coupe-vent » perçu par les résidents. La procédure d’expropriation est donc lancée. Les travaux eux, attendront encore un peu.

Regroupant 5 communes pour 19.000 habitants hors période estivale, la communauté de communes Océan-Marais-de-Monts gère 29 km de cordons dunaires 43 km de digues.

Sources :

https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-jean-de-monts-85160/saint-jean-de-monts-acquisition-de-parcelles-par-expropriation-6707762

Complété par un entretien avec la communauté de communes Océan-Marais-de-Monts.

Contributeur

thibault lescuyer

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