Actualités

Adoption de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) 2030

Réglementation


illustration Adoption de la Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) 2030

A télécharger

La nouvelle Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte (SNGITC) a été adoptée le 21 août 2026 pour la période jusqu’en 2030. Elle constitue désormais le cadre de référence pour anticiper, planifier et accompagner l’évolution du littoral face au changement climatique.

Gestion intégrée du trait de côte

La gestion intégrée du trait de côte, telle que définie dans ce document, repose sur une approche englobant l’ensemble de la bande côtière, tant terrestre que maritime. La gestion de la bande côtière vise à prendre en compte l’ensemble des interactions entre l’environnement, les activités humaines et les dynamiques naturelles. Elle concerne les territoires en France hexagonale, en Corse et dans les départements et régions d’outre-mer (DROM). Elle s’appuie sur la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation au changement climatique (TRACC) qui projette un réchauffement moyen de la température de l’Hexagone de +4°C d’ici à 2100. 

Objectifs de la stratégie

L’ambition de cette nouvelle stratégie est claire : mieux connaître, mieux anticiper et mieux accompagner les territoires dans leurs décisions d’aménagement face à l’évolution du trait de côte. La priorité est désormais de passer à l’action, en accélérant l’élaboration et l’adoption des cartes locales d’évolution du trait de côte, indispensables pour permettre la pleine mise en œuvre des outils réglementaires prévus par la loi Climat et Résilience.

La stratégie se déploie autour de 5 grands axes : 

Axe A – Approfondir et partager la connaissance
Axe B – Engager les territoires dans une trajectoire d’adaptation
Axe C – Mobiliser des outils d’adaptation
Axe D – Impliquer et sensibiliser les acteurs
Axe E – Financer l’adaptation des littoraux

Elle incite à un renforcement des connaissances, interroge les alternatives aux logiques défensives par le développement de solutions fondées sur la nature, invite à approfondir la question du financement des projets liés au recul du trait de côte, etc.

Quels financements de la gestion du trait de cote? 

Afin de contribuer aux réflexions engagées en 2023 au sein du Comité National Trait de Côte (CNTC), le Cerema, sous le pilotage d’une mission d’inspection et des services du Ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires (MTECT), a étudié les enjeux qui pourraient être menacés à l’avenir par le recul du trait de côte sur les littoraux de métropole et d’outre-mer. Dans ses rapports d'étude "Projection du trait de côte et analyse des enjeux au niveau national", il estimait à un millier de bâtiments, de toutes sortes, pourraient être touchés par le recul du trait de côte à l'échelle nationale d'ici 2028. La valeur vénale des bâtiments identifiés, principalement résidentiels et commerciaux, est estimée à environ 240 M€. D'ici 2050, 5 200 logements et 1 400 locaux d’activité pourraient être affectés par l'érosion côtière, représentant une valeur totale de 1,2 milliard d'euros.
Face à ces enjeux colossaux, la nouvelle SNGITC renvoie surtout aux outils existants (déployés par les Agences de l'eau, la Banque des territoires, les Régions et Départements, la taxe Gemapi, les contrats de plan État-région ainsi qu'aux financements de l’Union européenne et financements privés) dont il prône une meilleure mobilisation. 

Une approche transversale des différents aléas impactant le littoral

L'interrelation entre érosion du trait de côte et submersion est rappelée dans les principes communs de la stratégie et l'articulation des politiques menées dans ces deux domaines est évoquée en filigrane. Il y a en effet un intérêt à penser la stratégie littorale de manière intégrée (en prenant en compte les phénomènes d'érosion, submersion marine, inondations continentales, remontées des nappes, accentués avec l'élévation du niveau de la mer), que ce soit pour appréhender les phénomènes littoraux, analyser les solutions à long termes et planifier l'action, mobiliser les outils, les acteurs et les financements pour les mettre en oeuvre. 

Plus d'informations

Contributeur

Béatrice TOURLONNIAS

Retour à la liste

Commenter

S'inscrire ou se connecter pour laisser un commentaire.

0 commentaires

Haut de page